Cédric Jubillar, 38 ans selon plusieurs informations de presse, a reconnu lundi 6 juillet sa responsabilité dans la mort de son épouse Delphine Aussaguel, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Cette reconnaissance a été révélée par ses avocats, alors que l’homme avait jusque-là toujours nié toute implication et qu’il doit être rejugé en appel à partir du 21 septembre à Toulouse après sa condamnation en octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle.
Des aveux transmis par écrit et détaillés par la défense
Selon son avocat Pierre Debuisson, Cédric Jubillar lui a remis un courrier manuscrit dans lequel il formule des aveux. Lors d’une conférence de presse, la défense a indiqué que son client reconnaissait être « à l’origine de la mort » de son épouse et se disait prêt à collaborer avec la justice.
Les avocats ont aussi affirmé que Cédric Jubillar était disposé à donner des indications sur le lieu où se trouve le corps de Delphine Aussaguel, qui n’a jamais été retrouvé. Ils ont évoqué une dispute conjugale et le déplacement du corps dans la nuit des faits. Plusieurs informations de presse ont également rapporté que le corps pourrait se trouver à quelques kilomètres du domicile du couple, sans localisation rendue publique à ce stade.
« Les aveux portent sur la responsabilité dans la mort, tandis que les circonstances précises doivent encore être exposées devant les magistrats. »
Une nouvelle ligne de défense avant le procès en appel
Au cours de la journée, les avocats de Cédric Jubillar ont soutenu que leur client « n’a jamais eu l’intention de tuer son épouse ». Cette formulation marque une distinction entre l’aveu de responsabilité et la qualification pénale qui pourrait être discutée lors de la suite de la procédure.
« Il n’a jamais eu l’intention de tuer son épouse », a déclaré Guy Debuisson, l’un de ses avocats. La défense a par ailleurs jugé « impossible » la tenue du procès en appel dans le calendrier prévu, estimant que l’accusé devait d’abord être entendu et que de nouvelles recherches ainsi que d’éventuelles analyses pourraient désormais être engagées.
Du côté des proches de Delphine Aussaguel, plusieurs avocats ont dit attendre désormais des indications permettant de retrouver le corps. « Maintenant, c’est important qu’il nous dise où est le corps », a déclaré Malika Chmani, avocate des enfants du couple.
Des suites judiciaires désormais attendues
Au terme de cette journée, le fait nouveau établi est l’existence d’aveux annoncés par les avocats de Cédric Jubillar, après plusieurs années de dénégations et après une condamnation en première instance. En revanche, les circonstances exactes de la mort, le lieu précis où se trouverait le corps et les actes d’enquête qui pourraient suivre relèvent encore soit des déclarations de la défense, soit de décisions judiciaires à venir.
La cour d’appel de Toulouse a indiqué, selon une information de presse, avoir été informée par la presse de ces aveux. Plusieurs médias ont évoqué la possibilité d’une audition de Cédric Jubillar et d’un supplément d’information avant l’audience prévue à partir du 21 septembre. La procédure devra désormais déterminer comment ces aveux sont versés au dossier, quelles vérifications sont engagées et si le calendrier du procès en appel est maintenu ou modifié.