L’incendie de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales, a continué de progresser lundi 6 juillet dans un massif difficile d’accès, autour d’Ille-sur-Têt et du massif des Aspres. Selon la préfecture, le feu avait parcouru plus de 4 600 hectares et n’était toujours pas fixé. Environ 10 000 habitants de 26 communes ont été appelés à évacuer, tandis que près de 750 sapeurs-pompiers étaient mobilisés.
Un feu toujours actif dans plusieurs communes évacuées
Le sinistre a commencé samedi 4 juillet au soir près de Trévillach, à l’ouest de Perpignan, avant de s’étendre vers plusieurs communes voisines. Ille-sur-Têt, Rodès, Bouleternère et d’autres secteurs ont été touchés par les flammes ou menacés par leur progression. Des habitants ont été accueillis dans des centres d’hébergement, notamment à Thuir et au Soler, avec la mobilisation de communes, de bénévoles et de services de secours.
Plusieurs témoignages de terrain ont fait état de maisons détruites, de véhicules calcinés et de dégâts importants dans les zones traversées par le feu. Le maire d’Ille-sur-Têt a indiqué que « la végétation est complètement anéantie ». À Rodès, le maire a déclaré que « tout est brûlé aux alentours du village ».
« La surface parcourue mesure l’étendue atteinte par le feu, tandis que le statut “fixé” décrit son niveau de contrôle opérationnel. »
Des moyens renforcés face à des conditions défavorables
Les secours ont repris lundi matin une lutte décrite comme difficile par les autorités, dans un contexte de chaleur, de vent et d’air sec. Le préfet a indiqué au cours de la journée que le feu restait « pas fixé », malgré une accalmie nocturne présentée comme partielle. Des renforts sont arrivés d’autres départements, avec des pompiers venus notamment de la Manche, de la Vendée, de l’Aisne, de Normandie et de Haute-Corse.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est rendu sur place lundi. « Le feu continue de progresser », a-t-il déclaré à Ille-sur-Têt. La Commission européenne a annoncé l’envoi de quatre avions bombardiers d’eau, et le ministre a ensuite annoncé l’arrivée de six avions venus de l’Union européenne.
Une journée aussi marquée par des perturbations locales
L’ampleur de l’incendie a aussi conduit les autorités à adapter la troisième étape du Tour de France dans le département. L’arrivée aux Angles s’est tenue sans public côté français, sur décision préfectorale. Cette mesure est restée un effet direct du feu, mais elle est restée secondaire par rapport aux opérations de lutte et aux évacuations en cours.
Sur le terrain, plusieurs communes ont continué d’organiser l’accueil des personnes déplacées, y compris pour des publics fragiles. Selon des informations locales, 90 résidents d’un Ehpad menacé par les flammes ont été relogés dans une ancienne maison de retraite remise en service en urgence.
Un bilan encore évolutif au soir du 6 juillet
Au terme de la journée du lundi 6 juillet, le point central restait le même : le feu n’était pas fixé et les évacuations concernaient toujours plusieurs communes. Les chiffres de 4 600 hectares parcourus, d’environ 10 000 personnes évacuées et de près de 750 pompiers engagés correspondaient aux bilans diffusés dans la journée par la préfecture et repris largement.
D’autres bilans plus élevés ont commencé à circuler en soirée dans certaines informations de presse, évoquant 4 900 hectares, près de 12 000 évacuations et jusqu’à 800 pompiers. À ce stade, ces chiffres relevaient d’actualisations intervenues après les premiers points officiels de la journée. Le feu de Trévillach restait donc un incendie en cours, avec un périmètre et un bilan susceptibles d’évoluer au fil des opérations et des prochains points des autorités.