Météo-France a annoncé lundi 6 juillet le passage de 61 départements en vigilance orange canicule à partir de mardi midi, contre 16 départements lundi. L’alerte s’étend d’une large partie du Sud-Ouest jusqu’au nord et à l’est du pays, en incluant notamment l’Île-de-France. Les températures attendues vont de 35 à 38 °C sur une grande partie du territoire, avec des pointes pouvant atteindre 40 à 41 °C dans le Sud-Ouest.
Une chaleur appelée à durer plusieurs jours
Selon une information de presse, les fortes chaleurs se sont installées lundi sous l’effet d’un anticyclone situé au large du Portugal et des îles britanniques. Elles ont déjà atteint 40 °C dans l’intérieur de l’Aude, 39 °C sur le bassin d’Arcachon, 38 °C à Bordeaux et Montpellier, ou encore 37 °C à Toulouse et Perpignan. Dans l’Hérault, 40,8 °C ont été relevés à Moules-et-Baucels, et 40,7 °C à Pissos, dans les Landes.
L’institut météorologique a qualifié l’épisode de « nouvel épisode sévère et durable, nécessitant une vigilance particulière notamment pour les personnes sensibles ou exposées ». Plusieurs articles de presse ont également rapporté que cet épisode pourrait durer jusqu’en fin de semaine, voire autour d’une douzaine de jours selon certaines prévisions citées lundi.
« La vigilance décrit un niveau d’alerte, tandis que la durée de l’épisode repose encore sur des prévisions susceptibles d’évoluer. »
Des effets déjà visibles sur les feux, l’eau et le réseau électrique
Météo-France a aussi placé 57 départements en risque très élevé de feux de forêts mardi. Dans les Pyrénées-Orientales, un incendie a entraîné l’évacuation de 10 000 personnes. Selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, le feu était lundi « stabilisé » mais « pas complètement fixé ». Trois départements ont par ailleurs été classés en rouge pour un risque très élevé de feux, selon des informations diffusées par la radio publique.
La hausse des températures a également eu des effets sur d’autres services. La FNCCR, fédération de collectivités, a estimé que la consommation d’eau avait augmenté de 15 % à 20 % pendant la canicule de la seconde quinzaine de juin, notamment en raison des besoins de l’élevage. Chez RTE, les représentants du personnel de maintenance ont exercé leur droit d’alerte le 29 juin sur l’état des infrastructures. Ils ont évoqué un « danger grave et imminent » après un incident survenu le 23 juin, qui a privé 119 000 foyers d’électricité. RTE a reconnu un « unique incident impliquant deux appareils de mesure » dans un poste du Finistère et a indiqué que son infrastructure était « dimensionnée pour faire face à des situations de fortes chaleurs ».
Dans le secteur agricole, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a déclaré que « le cumul d’inondations au printemps, de canicules particulièrement précoces (…) rend les choses inédites ». Il a cité des « rendements catastrophiques » en Occitanie et des résultats « extrêmement médiocres » dans les Deux-Sèvres et les Charentes.
Un épisode en cours avec plusieurs bilans encore provisoires
Au moment de la publication, l’extension de la vigilance orange à 61 départements était actée pour mardi, et Météo-France jugeait probable une nouvelle extension dans ses bulletins suivants. Les températures maximales annoncées, le niveau de vigilance et le risque de feux relèvent de prévisions et d’évaluations officielles. Les incendies en cours, comme celui des Pyrénées-Orientales, faisaient encore l’objet de bilans évolutifs.
D’autres effets de la chaleur ont déjà été signalés par des acteurs identifiés, notamment sur la consommation d’eau, les récoltes et certaines installations électriques. Leur ampleur reste liée à la durée réelle de l’épisode et aux relevés des prochains jours. Météo-France devait encore préciser l’évolution de la chaleur à partir de mercredi, tandis que les autorités suivaient en parallèle le risque d’incendie et les conséquences sur les services exposés.