La séquence a commencé après l’expulsion de Folarin Balogun lors du seizième de finale remporté par les États-Unis contre la Bosnie-Herzégovine. Ce carton rouge devait entraîner une suspension pour le match suivant, mais la FIFA a annoncé dimanche 5 juillet que l’attaquant américain était finalement autorisé à disputer le huitième de finale contre la Belgique, à Seattle. Donald Trump a ensuite confirmé lundi 6 juillet avoir demandé un réexamen de cette sanction auprès du président de la FIFA, Gianni Infantino.
Une suspension transformée en sanction avec sursis
La FIFA a fondé sa décision sur l’article 27 de son code disciplinaire. Selon plusieurs informations de presse, la commission de discipline a commué le match de suspension ferme en un match de suspension avec sursis, assorti d’une période probatoire d’un an. Cette modification a permis à Balogun d’être aligné contre la Belgique malgré son exclusion précédente.
Donald Trump a déclaré avoir demandé un réexamen du carton rouge, en estimant que l’action ne justifiait pas une telle sanction. « J’ai demandé un réexamen parce que je ne pensais pas que c’était une faute », a déclaré le président américain. Il a aussi mis en cause l’arbitre de la rencontre contre la Bosnie-Herzégovine, tandis que la campagne américaine en faveur du joueur a été décrite par plusieurs médias comme un travail mené sur plusieurs jours autour de la Maison Blanche.
« La décision porte à la fois sur l’éligibilité immédiate du joueur et sur la manière dont la sanction initiale a été requalifiée. »
La Belgique a contesté la décision, l’UEFA a dénoncé une « ligne rouge »
La Fédération belge de football a réagi dès dimanche en se disant « stupéfaite » et en annonçant qu’elle examinait les voies de recours. Lundi, elle a contesté l’éligibilité de Balogun pour le match contre les États-Unis. Selon des informations de presse, ce recours a ensuite été jugé irrecevable par la FIFA, qui a considéré que la fédération belge n’avait pas qualité pour contester cette décision.
L’UEFA a également pris position contre cette levée de suspension. L’instance européenne a estimé que la FIFA avait « franchi une ligne rouge » avec une décision qualifiée d’« inédite, incompréhensible et injustifiable ». De son côté, Gianni Infantino a affirmé que « les organes juridictionnels de la FIFA sont indépendants » et qu’ils agissent « en toute autonomie ».
Le sélectionneur belge Rudi Garcia a lui aussi réagi avant la rencontre. « Je ne savais pas que, dans les bureaux de la FIFA, le 5 juillet correspondait au 1er avril en Europe », a-t-il déclaré.
Une décision actée avant le match, une controverse restée distincte du résultat
Au moment où la décision a été prise, un point était établi : Balogun était autorisé à jouer le huitième de finale contre la Belgique. Était également établi le fait que Donald Trump avait revendiqué son intervention auprès du président de la FIFA. En revanche, les appréciations sur la régularité ou la portée de cette intervention relevaient de déclarations d’acteurs, de prises de position institutionnelles ou d’informations de presse.
La procédure sportive engagée par la Belgique s’est arrêtée lundi avec l’irrecevabilité de son recours devant la FIFA. La décision sur l’éligibilité du joueur a donc produit ses effets immédiats avant la rencontre. Le match a ensuite eu lieu avec Balogun sur la feuille de match, tandis que la controverse portait toujours sur les conditions dans lesquelles la suspension initiale avait été modifiée.
La séquence laisse ainsi deux niveaux distincts : le résultat disciplinaire, qui a permis au joueur de participer au huitième de finale, et les contestations formulées ensuite par la Belgique, l’UEFA et d’autres acteurs du football.