Le Hamas a annoncé lundi 6 juillet avoir dissous ses instances dirigeantes dans la bande de Gaza, où il exerçait le pouvoir depuis 2007. Selon ses responsables, cette décision devait faciliter le transfert de la gestion du territoire au Comité national pour l’administration de Gaza, un comité technocratique palestinien déjà formé. L’annonce est intervenue alors que les discussions sur l’avenir administratif et sécuritaire de l’enclave restaient bloquées avec Israël.
Une dissolution présentée comme une transition administrative
Le mouvement islamiste a indiqué avoir dissous son comité d’urgence gouvernemental afin de permettre une transition vers ce comité technocratique, souvent désigné par l’acronyme NCAG. Ce dispositif a été créé dans le cadre du plan porté par Donald Trump pour Gaza et doit, selon ses promoteurs, prendre en charge l’administration quotidienne du territoire.
Le comité s’est dit prêt à assumer cette responsabilité. Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré que le mouvement espérait que cette structure puisse « entrer rapidement dans la bande de Gaza » et qu’il réaffirmait sa volonté de lui transférer « les responsabilités gouvernementales afin d’assurer le succès de sa mission ».
« La dissolution annoncée porte sur l’administration civile de Gaza, tandis que la question des armes relève d’un autre niveau de négociation. »
Le désarmement reste le principal point de blocage avec Israël
Cette annonce n’a pas levé le désaccord central entre le Hamas et Israël. Israël a réagi en jugeant la décision insuffisante et a maintenu son exigence de désarmement complet du mouvement. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a qualifié l’annonce de « ruse » et a rappelé que son pays insistait sur « la mise en œuvre intégrale du plan Trump ».
Selon plusieurs informations de presse, Israël s’est opposé au déploiement du comité technocratique dans la bande de Gaza. Le passage à la phase suivante du dispositif évoqué depuis la trêve d’octobre 2025 reste donc au point mort. Le Hamas affirme de son côté qu’une administration palestinienne doit être mise en place à Gaza avant toute perspective de désarmement.
Une annonce faite dans un cadre encore gelé
La dissolution des instances dirigeantes du Hamas a marqué un changement formel dans l’organisation annoncée de la gouvernance de Gaza, mais elle n’a pas modifié à ce stade les conditions politiques de la transition. Le comité technocratique existe et s’est déclaré prêt, tandis qu’Israël continue de lier toute évolution à la démilitarisation complète de l’enclave.
Les faits établis portent sur l’annonce du Hamas et sur la disponibilité affichée du comité. En revanche, l’entrée effective de cette structure dans Gaza et le transfert concret des responsabilités restent liés à des négociations toujours bloquées. La suite dépendra des décisions prises sur ce double volet, administratif et sécuritaire, déjà identifié par les parties comme le cœur du désaccord.