Des gendarmes ont retrouvé jeudi 16 juillet des ossements dans le Tarn, sur un site désigné par Cédric Jubillar comme l’endroit où il avait déposé le corps de Delphine Aussaguel. La découverte a eu lieu près de Cagnac-les-Mines, dans un secteur situé notamment autour de Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère selon les informations diffusées dans la journée. Le procureur général de la cour d’appel de Toulouse, Nicolas Jacquet, a indiqué qu’il s’agissait d’ossements « qui pourraient être des ossements humains ».
Une découverte après des aveux actés par la justice
Cédric Jubillar a été entendu mercredi 15 juillet par la présidente de la cour d’assises, qui a acté ses aveux, selon la première présidente de la cour d’appel de Toulouse, Chantal Ferreira. Il a alors indiqué précisément le lieu où il disait avoir déposé le corps de son épouse, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
Le 6 juillet, ses avocats avaient déjà révélé un courrier dans lequel il admettait pour la première fois sa responsabilité dans la mort de Delphine Aussaguel. Jeudi, il a été extrait de prison et conduit sur place pour guider les enquêteurs pendant les recherches. Plus de 100 gendarmes ont été mobilisés selon la gendarmerie, avec des techniciens en investigation criminelle et des moyens de fouille.
La zone où les ossements ont été retrouvés est présentée dans plusieurs informations de presse comme un secteur qui n’avait pas été fouillé jusque-là. Le site se situe à une dizaine ou une quinzaine de kilomètres du domicile du couple, selon les estimations rapportées au fil de la journée.
« La découverte d’ossements et leur identification relèvent de deux étapes distinctes de la procédure judiciaire. »
Des analyses médico-légales désormais au centre de l’enquête
Les ossements doivent être acheminés à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, à Pontoise, pour être examinés par des spécialistes. Plusieurs informations de presse évoquent la présence de deux fémurs parmi les restes retrouvés, mais l’identification doit encore être établie par les analyses.
Ces examens doivent permettre de déterminer si les ossements sont bien ceux de Delphine Aussaguel. Ils peuvent aussi éclairer, selon des spécialistes interrogés dans la journée, certains éléments sur les circonstances de la mort, même si le temps écoulé depuis fin 2020 peut limiter la précision des conclusions médico-légales.
Le lieutenant-colonel Stéphane Meyblum, commandant en second du groupement de gendarmerie du Tarn, a indiqué que « les fouilles se poursuivent ». De son côté, Chantal Ferreira a déclaré que « M. Jubillar a indiqué précisément le lieu où il a déposé le corps ».
Un dossier relancé avant le procès en appel
Cette découverte intervient cinq ans et demi après la disparition de Delphine Aussaguel et à deux mois du procès en appel de Cédric Jubillar, programmé à partir du 21 septembre devant la cour d’assises de Haute-Garonne. Plusieurs déclarations d’avocats diffusées jeudi ont toutefois mis en doute le maintien de ce calendrier.
À ce stade, le fait établi est la découverte d’ossements sur le lieu indiqué par Cédric Jubillar. Leur nature exacte, leur identification et les enseignements médico-légaux qui pourront en être tirés dépendent désormais des analyses en cours. La procédure devra aussi intégrer ces nouveaux éléments avant l’échéance judiciaire annoncée pour septembre.