Jeudi 16 juillet, les États-Unis ont annoncé une nouvelle salve de frappes contre l’Iran, notamment près du détroit d’Ormuz, tandis que l’Iran a affirmé avoir visé des installations militaires américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn. Cette reprise des échanges armés s’est inscrite dans une séquence ouverte depuis le 7 juillet autour du Golfe et du détroit d’Ormuz.
Des frappes américaines signalées sur plusieurs sites iraniens
L’armée américaine a indiqué avoir lancé de nouveaux bombardements pour la cinquième ou la sixième journée consécutive selon les décomptes rapportés. Des zones proches de Bandar-e Abbas, l’île de Qechm et la province du Hormozgan ont été touchées, selon les autorités locales iraniennes citées par des agences de presse.
D’autres frappes ont aussi été rapportées dans plusieurs secteurs du sud de l’Iran. Selon la télévision d’État iranienne, deux ponts ont été frappés dans la région de Bandar Khamir, une gare a été touchée à Bandar Abbas et l’aéroport d’Iranshahr a été atteint par au moins un projectile. Le gouverneur de Bouchehr, cité par l’agence Irna, a également fait état d’une nouvelle frappe sur cette ville portuaire.
Washington a présenté ces opérations comme des frappes contre des cibles militaires. Selon des informations de presse, l’armée américaine a dit avoir visé des centres de commandement iraniens, des sites de défense aérienne, des capacités de missiles et de drones ainsi que des installations de surveillance côtière.
« Les frappes annoncées comme militaires par Washington sont aussi décrites par Téhéran à travers leurs effets sur des infrastructures de transport ou des zones civiles. »
La riposte iranienne a visé la Jordanie, le Koweït et Bahreïn
L’Iran a affirmé avoir répliqué en visant des cibles américaines dans plusieurs pays alliés de Washington. La télévision d’État iranienne a annoncé une attaque contre des installations militaires américaines en Jordanie, et Téhéran a aussi revendiqué des frappes contre le Koweït et Bahreïn.
La Jordanie a indiqué avoir intercepté huit missiles iraniens, sans pertes humaines ni dégâts matériels selon son armée. Le ministère koweïtien de la Défense a déclaré que ses défenses aériennes avaient intercepté des drones iraniens. À Bahreïn, des sirènes d’alerte ont été déclenchées, tandis que l’Iran a dit y cibler des hélicoptères et des avions de l’armée américaine.
Téhéran a parallèlement menacé de frapper des infrastructures régionales si ses propres installations étaient attaquées. « Toute ingérence dans le détroit d’Ormuz constitue une ligne rouge infranchissable », a affirmé un porte-parole militaire iranien, selon une information de presse.
Des bilans et des accusations encore attribués aux parties en présence
Au cours de la journée, les autorités iraniennes ont accusé les États-Unis d’avoir aussi touché des infrastructures civiles. Selon des responsables iraniens, une frappe à proximité d’un hôpital pédiatrique d’Ahvaz a conduit à l’évacuation de 211 patients. Les autorités iraniennes ont également fait état de plus de trente civils morts et de sept militaires tués depuis la reprise des affrontements le 7 juillet.
Dans le même temps, le Pakistan, présenté comme médiateur des discussions, a appelé les deux pays à « mettre fin aux violences et à reprendre les pourparlers techniques ». Les faits établis à ce stade portent sur la poursuite des frappes américaines et sur les attaques revendiquées par l’Iran contre des pays du Golfe et la Jordanie. Les bilans humains, la nature exacte de certaines cibles et l’étendue des dommages restent, eux, rapportés par les autorités ou armées concernées.