Un rapport de l’Inspection générale de la Justice, rendu le 10 juillet, a détaillé les défaillances dans le traitement d’accusations de viol formulées contre Jérôme Barella en 2022, avant son implication dans l’affaire Lyhanna. L’enquête, menée à Béthune (Pas-de-Calais), aurait pâti d’un manque de moyens et de délais jugés « manifestement excessifs ».
Le document évoque également une expertise psychologique contestée, un signalement égaré et des courriels traités comme des spams. Ces dysfonctionnements concernent des procédures antérieures à la mise en examen actuelle de Barella, mais s’inscrivent dans un réexamen plus large des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, qui a révélé près de 3 000 dossiers en cours dans les six parquets de la cour d’appel de Toulouse.
« Le rapport associe des défaillances techniques – comme des mails classés en spam – à des retards structurels, dans un dossier où les signalements remontaient pourtant à quatre ans. »
Le ministre de la Justice a lancé ce réexamen après la révélation des premiers dysfonctionnements dans l’affaire Lyhanna.