Le Maroc a obtenu le logiciel espion Pegasus en 2018 par l’intermédiaire d’une société basée aux Émirats arabes unis, selon une information de presse publiée ce 16 juillet. Cette acquisition aurait impliqué la société israélienne NSO Group, créatrice du logiciel, et un montage financier impliquant une holding contrôlée par l’État émirati.
L’enquête révèle que le contrat, baptisé « Morgan », a permis au royaume chérifien de cibler des journalistes, des opposants politiques et même des ministres marocains. Les révélations indiquent également que les services de renseignement marocains ont utilisé Pegasus pour espionner l’entourage de l’ex-président gabonais Ali Bongo en 2019, en pleine crise de succession.
« Ce montage associe un outil de surveillance israélien, un financement émirati et une utilisation étendue contre des cibles internes et externes. »
L’Élysée avait envisagé un temps d’acquérir Pegasus avant d’y renoncer, selon les mêmes sources.