Les quarts de finale de Roland-Garros 2026, disputés mardi 2 juin, ont vu les qualifications d’Alexander Zverev et Jakub Mensik chez les hommes, ainsi que de Mirra Andreeva et Marta Kostyuk chez les femmes. Le tableau féminin est marqué par un duel entre une joueuse russe et une joueuse ukrainienne, dans un contexte géopolitique qui influence les échanges sur et en dehors des courts.
Zverev et Mensik rejoignent le dernier carré masculin
Alexander Zverev, numéro 3 mondial, s’est qualifié pour les demi-finales en dominant l’Espagnol Rafael Jodar en trois sets (7-6, 6-1, 6-3). Le match, joué sur le court Philippe-Chatrier, a vu Zverev résister à une première manche serrée avant de prendre le contrôle du match. « Je veux arriver au bout du tournoi. C’était un test difficile face à un très bon joueur », a déclaré l’Allemand après sa victoire.
Jakub Mensik, 20 ans, a quant à lui éliminé le Brésilien Joao Fonseca (6-4, 6-3, 7-6) après un match intense, notamment marqué par un tie-break décisif dans la troisième manche. « Pendant ces 30 minutes, le niveau de Joao était vraiment incroyable. Mais j’ai réussi à hausser mon niveau de jeu dans le tie-break et être celui qui a su conclure », a expliqué le Tchèque.
« Le même match est présenté comme une performance sportive pour l’un et comme un exploit générationnel pour l’autre. »
Un tableau féminin marqué par les tensions géopolitiques
Chez les femmes, la Russe Mirra Andreeva, 19 ans, s’est imposée face à la Roumaine Sorana Cirstea (6-0, 6-3) en moins d’une heure. Elle affrontera jeudi l’Ukrainienne Marta Kostyuk, victorieuse de sa compatriote Elina Svitolina (6-3, 2-6, 6-2) après un match intense. Kostyuk, en larmes après sa victoire, a dédié son succès à l’Ukraine, évoquant les frappes russes récentes : « Nous avons encore eu une nuit difficile en Ukraine, beaucoup de morts, notamment à Kiev. Je voudrais dédier cette victoire aux Ukrainiens et à leur résilience. »
Les deux joueuses avaient déjà croisé le fer à Madrid en avril 2026, où Kostyuk avait refusé de serrer la main d’Andreeva en raison du conflit. « Si c’est un sujet qu’elles veulent éviter d’aborder, c’est à elles de vivre avec, pas à moi », a réagi Kostyuk après sa qualification. Andreeva, interrogée sur ce duel, a répondu : « J’essaie simplement de jouer contre la balle qui arrive sur moi, peu m’importe qui j’affronte. »
Un tournoi marqué par l’absence des favoris
Cette édition de Roland-Garros est marquée par l’absence de plusieurs têtes d’affiche. Carlos Alcaraz, double tenant du titre, a déclaré forfait en raison d’une blessure au poignet, tandis que Jannik Sinner, numéro 1 mondial, a été éliminé dès le deuxième tour. Novak Djokovic, lui, a été battu au troisième tour. Ces absences ont ouvert la voie à des joueurs comme Zverev, favori pour remporter son premier titre du Grand Chelem, et à de jeunes talents comme Mensik, Jodar ou Fonseca.
Un tournoi encore ouvert, entre sport et géopolitique
Les demi-finales masculines opposeront Zverev à Mensik, tandis que le tableau féminin verra s’affronter Andreeva et Kostyuk. Si Zverev apparaît comme le grand favori pour remporter le titre, le parcours de Mensik, 20 ans, montre que la nouvelle génération est prête à bousculer la hiérarchie. Chez les femmes, le duel entre Andreeva et Kostyuk dépasse le cadre sportif, avec des enjeux géopolitiques qui continuent de peser sur les échanges. La suite du tournoi dira si ces tensions influenceront les performances ou si le sport reprendra pleinement ses droits.
Les demi-finales se joueront jeudi 4 juin, avec des matchs dont les horaires restent à confirmer par les organisateurs.