La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a infligé une amende de 35 millions d’euros à Nintendo pour des pratiques commerciales trompeuses liées aux manettes Joy-Con de la Switch. L’enquête, ouverte en 2023, portait sur des dysfonctionnements récurrents des manettes, notamment le phénomène dit du « Joy-Con Drift », qui faussait les commandes sans intervention de l’utilisateur.
La DGCCRF a estimé que Nintendo n’avait pas informé les consommateurs de ces défauts, malgré des signalements répétés depuis 2017. L’entreprise a accepté la sanction sans contestation, mettant fin à la procédure administrative. Le montant de l’amende correspond à 3 % du chiffre d’affaires réalisé en France par Nintendo of Europe en 2023, seuil maximal prévu par la réglementation.
« Cette sanction marque l’application d’un plafond légal à une entreprise du secteur du jeu vidéo, un secteur rarement visé par des amendes de cette ampleur en Europe. »