Une étude de Santé publique France a révélé mardi 23 juin que plus de 80 % des adultes en Guadeloupe et en Martinique présentaient des traces de chlordécone dans le sang. Ce pesticide, interdit en 1993, était utilisé dans les bananeraies jusqu’à cette date.
Les résultats de l’enquête Kannari 2 montrent un taux de contamination de 81,3 % en Guadeloupe et de 85,5 % en Martinique. Le chlordécone, classé comme perturbateur endocrinien, persiste dans les sols et les eaux des Antilles, exposant la population sur le long terme.
« Trente ans après son interdiction, ce pesticide continue de toucher une large majorité de la population, avec des taux précis par territoire. »