La délégation aux droits des femmes du Sénat a publié mercredi 23 juin un rapport parlementaire sur les mouvements masculinistes. Ce document, issu de sept mois de travaux, présente ces groupes comme une « offensive majeure contre les droits des femmes » et un « risque réel pour la démocratie et la cohésion sociale ».
Le rapport, qui formule 24 recommandations, décrit une idéologie prônant la suprématie masculine et s’appuyant sur des réseaux numériques pour diffuser des contenus clivants. Il souligne notamment que les algorithmes des plateformes favorisent la radicalisation progressive des utilisateurs, avec des contenus masculinistes proposés en moyenne après 23 minutes de navigation sur TikTok ou YouTube Shorts. Les sénatrices à l’origine du texte appellent à une stratégie interministérielle pour contrer ce phénomène, incluant une régulation de l’espace numérique et un renforcement de l’éducation aux médias.
« Ce rapport associe pour la première fois une analyse parlementaire à un cadre de sécurité publique, en qualifiant explicitement le masculinisme de menace pour les institutions. »
Le document évoque également une dizaine d’individus de moins de 21 ans suivis par la DGSI pour radicalisation violente liée à ces mouvements.