Mardi 7 juillet, Météo-France a étendu la vigilance orange canicule à 67 départements pour la journée du mercredi 8 juillet, contre 61 départements mardi. L’épisode a concerné la quasi-totalité du pays, avec des températures souvent comprises entre 35 et 39 °C et des pointes pouvant atteindre 42 °C dans le Sud-Ouest et près du littoral languedocien selon les prévisions relayées dans la journée.
Une vigilance élargie avec des températures encore en hausse
Selon une information de presse, six départements supplémentaires ont basculé en vigilance orange mercredi à partir de midi. L’institut a aussi indiqué que d’autres extensions restaient possibles lors des bulletins suivants, en particulier vers le nord-est du pays. Mardi, le thermomètre a atteint 41,3 °C à Angoulême, 40,7 °C à Bordeaux et 40,3 °C à Carcassonne, d’après les relevés cités dans la journée.
L’épisode a été présenté comme « sévère et durable » par Météo-France. L’indicateur thermique national a atteint 25,8 °C lundi, après 23,6 °C samedi et 24,5 °C dimanche, selon des données reprises par plusieurs dépêches. Ce niveau dépasse pendant trois jours d’affilée l’un des seuils utilisés pour caractériser une vague de chaleur au sens météorologique.
Cette chaleur a aussi pesé sur les nuits, notamment près de la Méditerranée, où des températures nocturnes de 28 °C ont été évoquées. Dans plusieurs villes, les collectivités ont réactivé des dispositifs de protection, ouvert des lieux de fraîcheur ou renforcé l’hébergement d’urgence pour les personnes les plus exposées.
« La vigilance orange décrit un niveau d’alerte météorologique, tandis que ses effets concrets varient selon les territoires, les services publics et les populations exposées. »
Des incendies multiples dans un contexte de sécheresse
La vague de chaleur s’est accompagnée d’un risque élevé ou très élevé de feux dans de nombreux départements. Selon la Météo des forêts, le risque devait être mercredi « très élevé » dans la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l’Hérault, l’Aude, les Bouches-du-Rhône et les Pyrénées-Orientales, et « élevé » dans 47 autres départements.
Dans les Pyrénées-Orientales, l’incendie de Trévillach a parcouru près de 4 900 à 5 000 hectares selon les bilans diffusés mardi. Le préfet a indiqué que le feu n’était « pas fixé », malgré une amélioration signalée dans la journée par les pompiers. Environ 12 000 personnes ont été évacuées, 11 blessés légers ont été recensés, dont sept pompiers, et plusieurs bâtiments ont été endommagés.
Dans la Drôme, sur la commune de Die, un autre incendie a progressé dans une zone montagneuse difficile d’accès. Son bilan a été évalué entre 1 400 et 2 000 hectares selon les points de situation diffusés au fil de la journée. D’autres feux ont aussi été signalés dans l’Hérault, la Lozère, la Corse-du-Sud, le Lot, la Vendée, la Sarthe ou encore la Loire-Atlantique.
« La situation reste difficile avec la reprise de la tramontane, des températures élevées et un niveau d’humidité très bas », a prévenu la préfecture des Pyrénées-Orientales mardi soir.
Des effets visibles sur l’eau, les transports et les activités
Le Bureau de recherches géologiques et minières a annoncé mardi une dégradation des nappes phréatiques. Au 1er juillet, 93 % des nappes étaient en baisse, contre 77 % un mois plus tôt, et 54 % se situaient sous les normales, alors que la situation était encore jugée globalement satisfaisante début juin.
Plusieurs préfectures ont renforcé des restrictions d’eau ou pris des arrêtés liés au risque d’incendie. Dans certains territoires, des travaux agricoles ont été encadrés, l’accès aux forêts limité et des feux d’artifice du 14 juillet annulés ou interdits. Des communes ont aussi adapté leurs services, ouvert des espaces rafraîchis ou annulé des événements extérieurs.
Les fortes chaleurs ont également affecté les infrastructures. À Paris, Enedis a recensé 247 incidents sur son réseau depuis le 25 juin, soit environ un cinquième des incidents comptabilisés dans le pays sur les lignes à basse et moyenne tension. La SNCF a supprimé plusieurs trains sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse jusqu’à jeudi, ainsi que des circulations sur d’autres axes régionaux.
Un épisode encore en cours avec des bilans évolutifs
La vigilance orange canicule restait étendue à 67 départements pour mercredi, avec la possibilité d’autres extensions annoncée par Météo-France. Les températures élevées, le risque d’incendie et les tensions sur la ressource en eau constituaient les principaux effets immédiats déjà documentés.
Plusieurs bilans restaient évolutifs, en particulier pour les incendies en cours. Dans les Pyrénées-Orientales, les secours indiquaient une amélioration relative sur certaines lisières, tandis que le préfet maintenait que le feu n’était pas fixé. Dans la Drôme et dans d’autres départements touchés, les surfaces brûlées et les moyens engagés ont varié au fil des points de situation.