La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a publié mardi une étude révélant une hausse de la mortalité périnatale en France en 2024. Ce taux, qui mesure les enfants nés sans vie ou décédés dans leur première semaine, s’élève à 11,2 pour 1 000 naissances, contre environ 10,5 pour 1 000 entre 2014 et 2021. Sur 661 822 naissances enregistrées, 7 398 cas ont été recensés, selon des données hospitalières.
L’étude souligne que cette augmentation ne s’explique que partiellement par des facteurs de risque connus, comme la prématurité (84 % des morts périnatales), les grossesses multiples ou l’âge de la mère. Les inégalités territoriales et socio-économiques jouent également un rôle : le taux atteint 12 pour 1 000 dans les communes les plus défavorisées, contre 9,5 dans les moins défavorisées. En Guadeloupe, il est 2,3 fois plus élevé qu’en Auvergne-Rhône-Alpes (21 contre 9,3 pour 1 000).
« Ce seuil de 11,2 pour 1 000 marque un tournant après une décennie de relative stabilité, alors que la France glisse vers le bas du classement européen. »
Le gouvernement a annoncé mardi la création prochaine d’une instance nationale de la périnatalité pour coordonner les acteurs concernés.