Le parquet de Paris a annoncé mardi 7 juillet l’ouverture d’une enquête visant la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla après des propos racistes contre Kylian Mbappé. La procédure a été engagée après un signalement de la Fédération française de football, dans le contexte des messages publiés après la victoire de la France contre le Paraguay en huitième de finale de la Coupe du monde 2026.
Une enquête ouverte pour injure publique et provocation à la haine
Selon une information de presse, l’enquête a été ouverte pour injure publique et provocation à la haine. Plusieurs informations de presse évoquent aussi une qualification d’injure publique aggravée. Les propos reprochés ont été diffusés sur les réseaux sociaux et visaient directement le capitaine de l’équipe de France.
La Fédération française de football avait annoncé un signalement au parquet à des fins de poursuite judiciaire. Kylian Mbappé avait lui-même répondu publiquement à la sénatrice en dénonçant sur X un « racisme décomplexé » et en la qualifiant de « femme méprisable et indigne de sa fonction ».
« La procédure judiciaire porte sur des propos publiés, distincts des réactions politiques, sportives ou diplomatiques qu’ils ont ensuite suscitées. »
Des condamnations officielles en France, au Paraguay et à l’ONU
Les déclarations de Celeste Amarilla ont aussi entraîné des réactions institutionnelles. Le gouvernement paraguayen a condamné lundi 6 juillet ces propos, par la voix de son ministère des Affaires étrangères. Dans un communiqué, il a indiqué qu’ils étaient contraires aux valeurs et principes de coexistence pacifique et de respect de la dignité humaine que le pays dit promouvoir.
Le Real Madrid a également apporté son soutien à son joueur. Le haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a condamné des propos qualifiés d’« ignobles ». Emmanuel Macron a écrit sur X : « Un but de plus pour Kylian Mbappé. Contre le racisme cette fois. Tout mon soutien. »
Une procédure ouverte, tandis que la sénatrice maintient sa riposte publique
Au moment de l’ouverture de l’enquête, les faits judiciairement établis portent sur des messages publiés et sur leur examen par le parquet de Paris. Les qualifications retenues à ce stade relèvent de l’enquête. En parallèle, Celeste Amarilla a poursuivi sa riposte publique en publiant une lettre ouverte, dans laquelle elle dit s’être repentie de son message initial tout en demandant à Kylian Mbappé de se rétracter et de lui présenter des excuses.
Les condamnations du gouvernement paraguayen et du haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU sont des prises de position institutionnelles distinctes de la procédure pénale ouverte à Paris. La suite du dossier dépend désormais des actes d’enquête et des qualifications qui seront éventuellement confirmées dans le cadre judiciaire.