Dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 juillet, de nouvelles frappes russes ont visé Kiev, sa région et d’autres oblasts ukrainiens. Selon les autorités ukrainiennes relayées par une information de presse, ces attaques ont fait au moins 28 morts et une centaine de blessés. Volodymyr Zelensky a dénoncé une attaque visant des civils et des infrastructures, avant de porter cette demande de soutien militaire au sommet de l’OTAN organisé les 7 et 8 juillet à Ankara.
Des frappes meurtrières avant l’ouverture du sommet
Les bombardements russes ont touché la région de Kiev ainsi que Soumy, selon une information de presse. Des incendies ont aussi été signalés dans plusieurs oblasts visés pendant la nuit. Le bilan de 28 morts a été avancé dans la journée de mardi, tandis que plusieurs articles évoquaient près de 30 morts.
Ces frappes sont intervenues après d’autres bombardements massifs menés la semaine précédente. Volodymyr Zelensky a présenté cette nouvelle séquence comme une urgence pour la défense aérienne ukrainienne, en particulier pour l’interception des missiles et des drones russes.
« Le bilan humain et la demande de défense aérienne relèvent ici du même enchaînement factuel, entre frappes nocturnes et réponse diplomatique à Ankara. »
À Ankara, Kiev demande des livraisons urgentes et une coopération renforcée
À Ankara, Volodymyr Zelensky s’est entretenu avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte. Selon le président ukrainien, les deux hommes ont évoqué la nécessité de livraisons urgentes de missiles pour la défense aérienne ukrainienne, ainsi qu’un renforcement de la coopération militaire entre l’Ukraine et les pays de l’Alliance.
Le président ukrainien a aussi mis en avant les capacités développées par son pays dans l’industrie de défense, notamment dans les drones. « Pensez-vous vraiment que ce serait la bonne chose à faire que de laisser à l’extérieur de l’Otan un pays et un peuple avec ce niveau de capacités de défense ? », a déclaré Volodymyr Zelensky à Ankara.
Dans la soirée, le président ukrainien a annoncé la signature d’accords de coopération sur les drones militaires avec le Danemark, les Pays-Bas et l’Estonie. Il a également indiqué se préparer à en conclure avec l’Allemagne, la Finlande, la Norvège et le Canada.
Des attaques de drones et des positions diplomatiques encore distinctes
Au même moment, l’Ukraine a lancé plus de 430 drones vers Moscou dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 juillet, selon le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine. Des médias ont également rapporté une frappe ukrainienne contre la raffinerie d’Omsk, présentée comme la plus grande de Russie. Ces éléments ont accompagné l’ouverture du sommet, sans modifier la demande centrale portée par Kiev sur la défense aérienne.
Sur le plan diplomatique, Donald Trump a déclaré à Ankara que Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky « veulent tous les deux un accord » pour mettre fin au conflit. De son côté, le Kremlin a indiqué suivre de près le sommet de l’OTAN. Les frappes russes sur l’Ukraine, les attaques de drones revendiquées ou attribuées à Kiev et les déclarations sur une issue négociée relèvent donc, à ce stade, de niveaux distincts : des faits militaires attribués d’un côté, et des positions diplomatiques de l’autre.