L’incendie en Gironde a continué de progresser jeudi 23 juillet au nord du bassin d’Arcachon, entre Saumos, Le Porge et Lège-Cap-Ferret. Dans la journée, les autorités ont fait état de plus de 3 700 hectares brûlés, tandis qu’environ 20 000 habitants et touristes avaient été évacués à titre préventif. Le feu, déclenché mercredi 22 juillet à la mi-journée selon les autorités, s’est rapproché des habitations et de plusieurs secteurs touristiques de la presqu’île.
Des évacuations élargies à mesure de la progression du feu
Les premières évacuations ont concerné des campings, un domaine résidentiel naturiste et plusieurs quartiers du Porge et de Lège-Cap-Ferret. Jeudi, la préfecture a ensuite ordonné de nouvelles évacuations, notamment à Claouey, puis dans les premiers villages de la presqu’île du Cap-Ferret. Plusieurs routes ont été fermées et l’accès à la zone a été restreint.
Au fil de la journée, les bilans ont évolué avec la progression du feu. Les autorités ont d’abord fait état d’environ 12 000 évacuations, puis de près de 20 000 personnes concernées. Des salles communales, gymnases et postes d’accueil ont été mobilisés dans plusieurs communes pour héberger les personnes déplacées.
Le feu s’est dirigé vers Lège-Cap-Ferret, où des habitations ont été touchées selon plusieurs informations de presse et des déclarations locales. La mairie a indiqué en fin d’après-midi que l’incendie se trouvait à proximité du cimetière de la commune. Des images de maisons en feu ont également été diffusées dans la journée.
« Le nombre d’évacués et la surface brûlée ont augmenté par étapes successives au fil des points de situation diffusés pendant la journée. »
Des moyens renforcés face à une situation jugée défavorable
Plusieurs centaines de sapeurs-pompiers ont été engagés sur le terrain. Les bilans diffusés dans la journée faisaient état d’environ 700 pompiers, puis de 800 en soirée selon les pompiers repris par plusieurs informations de presse. Des moyens aériens ont aussi été mobilisés, avec notamment des Dash, des Canadair et des appareils Air Tractor.
La préfecture a décrit une situation toujours défavorable sur le front du feu. « Le feu n’est pas fixé, nous n’y arrivons pas », ont indiqué les autorités lors d’un point relayé par des informations de presse. Les conditions météorologiques, avec chaleur, sécheresse et vent, ont été présentées comme des facteurs compliquant la lutte contre l’incendie.
Le président de la République a annoncé que la France avait demandé l’activation du mécanisme de protection civile de l’Union européenne. Selon Emmanuel Macron, deux Canadair croates, deux Air Tractor portugais ainsi que deux hélicoptères lourds tchèque et slovaque doivent venir renforcer le dispositif. La porte-parole du gouvernement a aussi annoncé le déploiement en France, d’ici à la fin juillet, d’un avion militaire A400M adapté à la lutte contre les incendies.
« Les renforts annoncés distinguent les moyens déjà engagés sur le feu girondin et les appuis européens ou militaires attendus à l’échelle nationale. »
Une origine évoquée par le parquet et des dégâts signalés en fin de journée
Sur l’origine du feu, le procureur de Bordeaux a indiqué que l’enquête s’orientait vers une cause humaine accidentelle. Plusieurs informations de presse ont évoqué des travaux de débroussaillage ou un engin intervenant sur une piste forestière, parfois pour le compte d’Enedis, mais ces éléments relevaient encore des premières constatations rapportées jeudi.
Dans les premiers bilans diffusés jeudi matin, les autorités indiquaient qu’aucune victime ni maison brûlée n’étaient recensées à ce stade. En fin de journée, plusieurs informations de presse ont ensuite fait état d’habitations touchées à Lège-Cap-Ferret. Un sapeur-pompier a également été blessé, selon des médias locaux et plusieurs médias nationaux en soirée.
Un feu toujours en cours avec des bilans encore évolutifs
Jeudi soir, l’incendie restait en cours et les autorités continuaient de présenter la situation comme défavorable. Les surfaces brûlées ont varié selon les heures de la journée, passant de 2 000 à 2 400 hectares le matin, puis à plus de 3 400 et 3 700 hectares dans l’après-midi. Plusieurs informations de presse ont ensuite relayé un bilan de 4 800 hectares en soirée, attribué aux pompiers.
Les évacuations, elles aussi, ont été élargies au fil de la progression du feu. Le chiffre d’environ 20 000 personnes correspond au bilan le plus largement repris dans la journée, tandis que certains décomptes ont légèrement varié selon les moments et les périmètres retenus. Les dégâts matériels signalés en fin de journée concernaient au moins des habitations touchées et un cimetière approché ou atteint par les flammes selon les déclarations locales et les informations de presse.
À ce stade, l’absence de victime civile restait le point confirmé par les autorités dans les bilans diffusés jeudi. L’évolution du feu, la consolidation de la surface réellement brûlée et l’ampleur exacte des dégâts matériels devaient encore être précisées par les prochains points de situation officiels.