Christophe Rivenq, maire d’Alès dans le Gard, a été exfiltré de son domicile dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet par le Raid, après une série de menaces reçues à son adresse. Selon plusieurs informations de presse, l’élu avait reçu le 16 juillet une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 millimètres, tandis que des inscriptions menaçantes avaient été taguées sur le mur de sa clôture. L’affaire s’inscrit dans un contexte de lutte locale contre le narcotrafic.
Une exfiltration décidée après plusieurs menaces
Les menaces visant le maire d’Alès ont conduit à sa mise sous protection policière. Selon des informations de presse, une nouvelle menace a précédé son extraction de nuit par le Raid. Le parquet national anticriminalité organisée a repris le dossier et a indiqué poursuivre ses investigations.
D’après des informations de presse, Christophe Rivenq avait mis en place dans sa ville une réponse coordonnée avec le parquet et la police, avec des interpellations et des saisies liées au trafic de stupéfiants. Plusieurs articles relient les intimidations reçues par l’élu à cette action locale contre les réseaux de drogue.
« Les menaces, leur signature revendiquée et leur attribution réelle relèvent ici de trois niveaux factuels distincts. »
Une vidéo attribuée à la DZ Mafia complique l’attribution
Mercredi 22 juillet au soir, une vidéo montrant plusieurs hommes cagoulés a circulé et a été présentée par plusieurs médias comme attribuée à la DZ Mafia. Un homme s’y présente comme porte-parole du groupe criminel marseillais et affirme que l’organisation n’est pas responsable des menaces visant le maire d’Alès. Il y dénonce aussi « un acte lâche et odieux fait par des personnes voulant nuire à la société ».
Le parquet national anticriminalité organisée n’a pas confirmé l’authenticité de cette vidéo. Selon des informations de presse, les enquêteurs s’interrogent sur sa provenance et sur ce qu’elle dit de l’évolution des réseaux de narcotrafic dans la ville. « J’espère rapidement pouvoir rentrer chez moi », a déclaré Christophe Rivenq, selon une information de presse.
Une implantation du narcotrafic déjà signalée à Alès
Plusieurs articles décrivent une présence croissante de réseaux liés à la DZ Mafia à Alès depuis environ un an. Des informations de presse évoquent des pressions exercées localement et des menaces adressées à ceux qui s’opposent à cette implantation. Dans ce cadre, l’affaire visant le maire a pris une dimension particulière, car elle touche directement un élu en exercice.
Des signalements de menaces d’extorsion visant aussi des commerçants à Nîmes et à Alès ont été relayés par la police, selon Actu.fr. Cet élément reste distinct de la procédure ouverte autour du maire, mais il éclaire le climat local dans lequel les faits se sont produits.
Une enquête toujours en cours sur l’origine des menaces
Au stade actuel, les menaces reçues par Christophe Rivenq, son exfiltration et la reprise du dossier par le parquet national anticriminalité organisée sont établies. En revanche, l’origine exacte des intimidations et le lien direct avec la DZ Mafia restent au niveau de l’enquête et des attributions rapportées.
La vidéo diffusée mercredi ajoute un élément supplémentaire sans clore la question de la responsabilité. Elle constitue une prise de parole attribuée à des personnes se réclamant du groupe, mais son authenticité n’a pas été confirmée par le parquet. La procédure devra donc encore déterminer qui a adressé les menaces, dans quel cadre précis, et si leur signature correspond à leurs auteurs.