TotalEnergies a publié jeudi 23 juillet ses résultats du premier semestre 2026, avec un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars, soit 9,8 milliards d’euros, en hausse de 72 % à 73 % sur un an selon les présentations reprises par une information de presse. Sur le seul deuxième trimestre, le groupe a annoncé un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars, soit 4,7 milliards d’euros, contre 2,7 milliards un an plus tôt.
Des résultats tirés par les prix élevés du pétrole et du gaz
Le groupe a attribué cette progression à la hausse des prix des hydrocarbures dans un contexte de conflit au Moyen-Orient. Dans son communiqué, son PDG Patrick Pouyanné a indiqué : « Dans un environnement de prix élevé en lien avec le conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies tire parti de son modèle intégré et de sa diversification pour afficher au deuxième trimestre un résultat net ajusté de 6 milliards de dollars ».
Entre avril et juin, la production de pétrole et de gaz de TotalEnergies a progressé de plus de 4 % sur un an, grâce à la montée en puissance de projets au Brésil, aux États-Unis et en Libye, selon l’entreprise. Le groupe a aussi fait état de pertes de production au Moyen-Orient de l’ordre de 210 000 barils équivalent pétrole par jour en moyenne sur le trimestre, partiellement compensées par ces nouvelles productions.
« Les résultats publiés distinguent le bénéfice net comptable et le résultat net ajusté, deux indicateurs proches mais de périmètre différent. »
Le détroit d’Ormuz et le GNL ont pesé sur une partie de l’activité
TotalEnergies a indiqué qu’une partie de sa production n’avait pas pu être expédiée en raison des difficultés d’accès au détroit d’Ormuz. Malgré cela, la branche exploration-production est restée en croissance, tandis que le pôle raffinage, pétrochimie et négoce a bénéficié de la hausse des prix des produits raffinés et d’activités de négoce de brut décrites comme très rentables.
Le groupe a en revanche signalé une « baisse significative » dans son activité de gaz naturel liquéfié, liée selon lui à une contreperformance du négoce dans un marché européen faible. Son segment aval a dégagé un résultat opérationnel net ajusté de 2,3 milliards de dollars au deuxième trimestre, en hausse de 24 %, d’après l’entreprise.
Dividende confirmé et plafonnement des carburants réactivé
TotalEnergies a confirmé ses priorités en matière de dividende et de désendettement. Le groupe doit verser un deuxième acompte sur le dividende 2026 de 0,90 euro par action, en hausse de 5,9 % par rapport à 2025.
La veille de cette publication, l’entreprise avait aussi réactivé le plafonnement des prix des carburants dans l’ensemble de son réseau en France. Selon le groupe, l’essence est plafonnée à 1,99 euro par litre et le gazole à 2,25 euros. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a salué cette mesure, tandis que la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a déclaré qu’elle refusait « toujours de rentrer dans le “Total bashing” ».
Un résultat publié, des effets économiques et politiques encore débattus
Les résultats semestriels et trimestriels annoncés par TotalEnergies constituent à ce stade les éléments centraux établis de la séquence, avec les montants publiés par l’entreprise, l’évolution de sa production et les effets qu’elle attribue au contexte énergétique. Les difficultés d’accès au détroit d’Ormuz et la baisse de performance dans le GNL relèvent également des explications avancées par le groupe.
Autour de cette publication, plusieurs responsables politiques et organisations ont relancé des prises de position sur une éventuelle taxation des profits des groupes pétroliers, tandis que le gouvernement a défendu une autre ligne. Ces réactions sont déclaratives. Le point d’arrêt factuel reste celui des comptes publiés jeudi 23 juillet, du dividende confirmé par l’entreprise et des mesures commerciales déjà annoncées sur les carburants.