Depuis le 16 juin 2026, l’Assurance maladie rembourse les tests urinaires de dépistage du cadmium pour deux catégories de patients : ceux résidant près d’un site industriel à risque ou dans des zones aux sols naturellement riches en ce métal lourd, et ceux suivis pour une intoxication chronique. La mesure, annoncée par le ministère de la Santé, cible une exposition ciblée plutôt qu’une contamination générale.
Le dispositif s’appuie sur une prescription médicale et une analyse réalisée en laboratoire de ville. Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), près de 50 % de la population française présentait en 2025 des niveaux d’exposition supérieurs aux valeurs de référence, mais le remboursement reste limité aux cas identifiés comme prioritaires. Les tests, auparavant à la charge des patients, sont désormais pris en charge à 100 % sous conditions.
« Ce remboursement associe un risque sanitaire avéré à un périmètre géographique et médical strict, sans couvrir l’exposition diffuse de la population. »
La mesure entre en vigueur immédiatement, mais son extension à d’autres publics dépendra des résultats d’une évaluation prévue fin 2026.