Météo-France a placé 51 départements en vigilance jaune canicule à partir du 17 juin 2026, en prévision d’un épisode de chaleur intense qui doit durer jusqu’au 22 juin. Les températures pourraient atteindre des pointes à 40°C dans plusieurs régions, notamment en Poitou-Charentes, Centre-Val de Loire, Île-de-France et vallée du Rhône, selon les prévisions de l’organisme.
Des températures records pour un mois de juin
Les températures ont déjà commencé à grimper ce mardi 16 juin, avec 34°C relevés à Montélimar, 33°C à Lyon et 32°C à Vichy. Le pic de chaleur est attendu entre dimanche 21 et lundi 22 juin, coïncidant avec le solstice d’été. Météo-France indique que seules les années 2005, 2017, 2022 et 2025 avaient connu des températures similaires à la mi-juin.
« Dans les régions Poitou-Charentes, Centre-Val de Loire, Île-de-France et vallée du Rhône, c’est tout à fait possible que, de façon localisée, on approche ou on atteigne même ces 40°C », précise un prévisionniste de Météo-France. Les nuits tropicales, avec des températures ne descendant pas en dessous de 20°C, devraient également se multiplier, notamment en milieu urbain.
« Le même épisode est présenté comme une vague de chaleur précoce et comme un test des dispositifs d’adaptation en place. »
Adaptations dans les écoles et les examens
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé que les épreuves orales du baccalauréat, prévues à partir du 23 juin, pourront être reportées localement « de quelques heures ou de quelques jours » en raison des fortes chaleurs. « Dans l’hypothèse où la température dans tel ou tel centre d’examen serait trop importante, nous nous autoriserons localement à décaler les épreuves », a-t-il déclaré lors d’un point presse.
Les établissements scolaires du premier degré pourront également adapter leurs horaires ou, en dernier recours, fermer. « Nous sommes capables d’adapter les horaires, les modèles de l’accueil. Ça peut aller jusqu’à la fermeture de l’école ou de l’établissement », a précisé le ministre. L’an dernier, plus de 2 000 établissements avaient été fermés lors d’un épisode caniculaire en juillet.
Mesures locales pour limiter l’impact de la chaleur
Plusieurs villes ont mis en place des dispositifs pour permettre à la population de se rafraîchir. À Paris, la baignade sera autorisée dès mercredi 17 juin dans une partie du canal Saint-Martin, sur une zone délimitée de 100 mètres. « La baignade, surveillée, sera autorisée le temps que durera le pic caniculaire », a annoncé le maire adjoint de la capitale, Emmanuel Grégoire.
La mairie de Paris prévoit également d’ouvrir une dizaine de sites de baignade surveillés cet été, dont trois dans la Seine. Par ailleurs, des « refuges climatiques » seront identifiés et mis à disposition du public, comme les jardins du ministère de la Transition écologique, ouverts ce week-end.
Dans les hôpitaux, des mesures d’urgence ont été prises pour faire face à la chaleur. « On pose des couvertures de survie sur les fenêtres », explique un responsable hospitalier, soulignant que les établissements sont contraints de recourir à des solutions improvisées pour maintenir des températures supportables.
Un épisode qui teste les dispositifs de prévention
Les autorités sanitaires appellent à la prudence, notamment à l’occasion de la Fête de la musique, prévue dimanche 21 juin. « Tous nos dispositifs de vigilance sont actifs », a assuré la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, évoquant les risques liés à la qualité de l’air, à la ressource en eau et aux feux de forêt. Plusieurs départs de feu ont déjà été signalés dans le sud de la France, où les conditions météorologiques favorisent la propagation des incendies.
La SNCF a annoncé la suppression de quatorze trains sur l’axe Paris-Limoges jeudi 18 et vendredi 19 juin en raison des fortes chaleurs. Des annulations supplémentaires pourraient être décidées dans les prochains jours.
Le bilan de cet épisode de chaleur reste à établir, mais les températures relevées à ce stade proviennent des prévisions de Météo-France et des déclarations des autorités locales. Les prochains jours permettront de confirmer l’ampleur des records éventuels et l’efficacité des mesures d’adaptation mises en place.